PATRIMOINE MEOUNAIS
ARTS CULTURES ET TRADITIONS

QUELQUES BRIDES D'HISTOIRE LOCALE

 "MEOUNES" : D’où provient ce nom ?

 
Vign_s-l1600_9_

De toutes évidence, l'origine de Méounes remonte à des temps très reculés, et des fouilles effectuées en 1912 firent découvrir, auprès de la chapelle Saint Lazare, de nombreux vestiges de l'époque gallo-romaine. D'origine plus anciennes encore,  fut découvert il y a une quarantaine d'années, un autel païen dédié à Jupiter. Le plus vieux document connu mentionnant le nom de "MELNA" semble être une charte des Bénédictins de Saint-Victor, datant de l'an 965.                                                                                   D’où vient l'origine du nom "MELNA" ?  Plusieurs hypothèses : Le castellum de Melana aurait porté le nom d'un seigneur, propriétaire du terroir, ancetre de la maison des Valbelle. Ou bien au choix, ce serait le nom d'un sanctuaire romain dédié à la déesse Mellona, protectrice des abeilles, ou une contradiction du mot latin "Mellina" ( hydromel) . Le miel ayant toujours figuré parmi les "industries" locales, il est bien possible que ce soit là l'origine de l'ancien nom du village.

En 1219, on voit apparaître pour la première fois le nom de MEOUNES sous son orthographe actuelle, à l'occasion de la construction de l'église de Notre-Dame de Méounes (démolie ensuite au XVI° siècle lors des guerres de religion).            Quant à MONTRIEUX, l'étymologie du nom est suffisamment claire pour ne prêter à aucune équivoque : Montrieux provient de "Mons Rivolorum" ou Montagne des ruisseaux, car comme chacun soit, une trentaine de sources donnent naissance à autant de ruisseaux dans la vallée de la Chartreuse.

 
Vign_Di006

Pendant des siècles, l'histoire de Méounes (quelques maisons rassemblées autours de la chapelle Saint Lazare) se confond pratiquement avec l'histoire de la chartreuse de Montrieux.                                             Deux épisodes à citer dans l'histoire du village :                                     En 1707, les troupes du Duc de Savoie avaient envahi la Provence, et se livraient au pillage, assorti de toutes les extractions que peut commettre une troupe composée de soldats plus brigands que militaires. A Méounes ces pillards trouvèrent à qui parler ! 150 hommes d'armes, équipés de pied en cap, avec cuirasses et mousquets, furent mis en fuite par cinq paysans Méounais...............    à coups de pierre !!       Ce n'est pas une galéjade, si l'on en croit un texte en langue provençale d'Amable Richier, couronné aux Jeux Floraux de Cannes en 1836, que nous avons retrouvé dans un vieux numéro de l'Armana Provençau. Réfugiés sur une hauteur, les cinq braves Méounais, firent pleuvoir une telle avalanche de cailloux de toutes tailles sur leurs envahisseurs que ceux-ci préfèrent lever le sièges ! Si non é véro.......!!! En 1792, Méounes devait eccueillir à deux reprises le futur Empereur Napoléon. Fuyant les Anglais pendant le siège de Toulon, la famille Bonaparte, c'est à dire Madame Mère, ses filles Hortense et Pauline, ses fils Lucien et Jérome, s’étaient réfugiés à Méounes où ils séjournèrent plus d'un mois. Une plaque commémorative apposée sur la façade d'une maison de la Grand'Rue rappelle ce séjour de la (futur) famille impériale à Méounes

 

ARMOIRIE                                                                                                    D'or à une plante de mauve de sinople.Le mauve s'appelle en provençal Méouvo ce qui se rapproche assez de Méounos pour expliquer ces armoiries.

Vign_Blason_Meounes_2
 
Pearl_Harbor_by_Hans_Zimmer_Soundtrack_Suite
© 2008 création
DENECE SABINE
Créer un site avec WebSelf